La sécurité s'est sensiblement améliorée sur la traversée de la rue Tarpin. Mais...
Jean-Marie CHAMPAGNE
Depuis l'aménagement d'un îlot sur la traversée de la rue Tarpin, la sécurité s'est sensiblement améliorée sur cette voie. Mais ce n'est pas suffisant selon certains riverains. Un accident grave s'y est d'ailleurs une nouvelle fois produit la semaine dernière.
IL y a un an, quasiment jour pour jour, des riverains de la rue Tarpin, cette artère située en prolongement de l'avenue Nestor-Gréhant jusqu'au cimetière de La Neuveille, mettaient en exergue le manque de sécurité sur cette voie. A l'époque, Corinne Sallé, une mère de famille, en faisait partie et invitait la municipalité à réagir au plus vite « avant qu'un accident ne survienne... ». Un an après, qu'en est-il ?
Promesses...
Des travaux ont bien été effectués et la même Corinne Sallé fait part de sa satisfaction : « Peu de temps après ce coup de colère, nous avons été contactés par la municipalité qui nous a présenté les plans des aménagements envisagés. Il s'agissait d'une sorte d'îlot permettant aux piétons de marquer un arrêt au milieu de la chaussée au cas où le trafic serait trop important. Après notre aval, les travaux ont pu commencer et depuis que cette infrastructure ( dont la réalisation a coûté 34.000 euros-NDLR ) a été mise en place, on peut dire que les choses se sont sensiblement améliorées ». Améliorations constatées au niveau de la vitesse des automobilistes notamment, ces derniers étant aujourd'hui contraints de lever le pied. Un véritable soulagement pour toutes les personnes se rendant à l'école Anatole-France notamment.
Giratoire
Mais si cette partie de la route a bien été sécurisée, ce n'est toujours pas le cas à quelques dizaines de mètres de là, dans le virage marquant la jonction des rues Tarpin et Gabriel Péri. Là, un autre riverain, qui préfère rester discret sur son identité, affirme quant à lui « attendre toujours » malgré les
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promesses qui lui ont été formulées il y a un an.
« J'espère que nous ne nous sommes pas faits enfumés... Que bientôt, nous aussi nous pourrons traverser la route ou rentrer dans notre garage sans risquer notre vie ». Il faut dire que le riverain en question a déjà subi un sinistre (une voiture a fini sa course dans son mur d'habitation) mais, surtout, il a été témoin de véritables drames comme celui qui s'est une nouvelle fois noué, en fin de semaine dernière, à une dizaine de mètres de sa demeure. « Evidemment, on ne peut pas affirmer que le jeune pilote de scooter qui s'est tué là, mercredi dernier, après être entré en collision avec un bus a été victime de la dangerosité de cette route, mais il est évident que sur cette artère propice à la vitesse, ce type d'accident a quelque chose d'inévitable. Depuis que nous habitons ici, nous ne comptons plus les collisions, les personnes renversées et, chaque jour, lorsque je regarde traverser des nuées de collégiens, je me dis qu'il y aura encore des problèmes. C'est inéluctable ». Contacté sur le sujet, le responsable des services techniques municipaux, Thierry Boutilly précise qu'il continue à plancher sur le sujet et que d'autres projets sont en cours : « Comme nous l'avions annoncé à ce riverain, nous réfléchissons à la création d'un giratoire, mais cela devra se faire en partenariat avec le conseil général qui a compétence sur ce tronçon au niveau des aménagements de chaussées ».
Aménagements qui ne devraient, toutefois, pas aboutir avant plusieurs mois, voire, plus certainement, plusieurs années.
Nicolas Fostier
Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie
