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 ville historique de l’Aisne

 

un supermarché test pour remplacer nos bonnes vieilles caissières. Depuis quelques mois, il y avait déjà des caisses « libre service ». Le principe c’est pour les petits cadis on passe dans des caisses automatiques
Bonjour la technologie !

Bientôt, nous irons dans un magasin où les portes s'ouvriront automatiquement.
Le client entrant sera scanné dans un portillon, pour comparer avec ce qu'il aura sur lui en sortant (pour l'identifier, aussi...peut-être).
Plus personne à l'entrée, aucune présence humaine, juste des portillons et des caméras.
Il faudra ensuite déembuler dans de le magasin. La seulle présenc ehumaine sera d'autres clients qui pousseront eux aussi leurs cadies comme des zombies.
Sortie...caisse automatique, surveillée par une caméra.
A nouveau portillon, puis le parking.
Ne pas oublier de prendre de l'essence, avec sa carte dans la borne automatique.
Puis retour à la maison pour communiquer...par internet ou SMS !
Quel avenir, quelle déshumanisation !
Tout cela me fait frémir, c'est Orwell avec quelques années de plus.


Mobilisation contre les caisses automatiques des hypermarchés


http://www.01net.com/editorial/346054/mobilisation-contre-les-caisses-automatiques-des-hypermarches/

 

Nous avons deja  les ... radars automatiques

 

http://leregardobscur.viabloga.com/archives_des_illustrations_de_presse.shtml



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Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Préambule
Article 1 :   égalité des hommes
Article 2 :   non-discrimination
Article 3 :   protection de la personne humaine
Article 4 :   interdiction de l'esclavage
Article 5 :   interdiction de la torture
Article 6 :   personnalité juridique
Article 7 :   égalité devant la loi
Article 8 :   droits de recours juridictionnel
Article 9 :   interdiction de l'arrestation arbitraire
Article 10 : indépendance judiciaire
Article 11 : présomption d'innocence
Article 12 : protection de la vie privée
Article 13 : droit de libre circulation des personnes
Article 14 : droit d'asile
Article 15 : droit à la nationalité
Article 16 : droit au mariage et reconnaissance de la famille
Article 17 : droit de propriété
Article 18 : liberté de conscience
Article 19 : liberté d'opinion et d'expression
Article 20 : liberté de réunion et d'association
Article 21 : égal accès aux fonctions publiques, démocratie, droit de vote
Article 22 : droit à la sécurité sociale
Article 23 : droit au travail, droit à une rémunération décente, liberté syndicale
Article 24 : durée du travail et droit aux congés
Article 25 : droit à la santé et à la protection sociale
Article 26 : droit à l'éducation
Article 27 : accès à la culture et droit de la propriété littéraire ou artistique
Article 28 : droit à l'ordre social et international
Article 29 : devoirs individuels et règles de limitation des droits et libertés
Article 30 : non-détournement par les États des droits et libertés énoncés.


http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/declara.asp




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En ville haute, les trottoirs sont envahis par les voitures

Faute de places de parking, les automobilistes finissent par stationner sur les trottoirs. C'est parfois gênant pour la circulation et c'est surtout dangereux pour les piétons


«ON va finir par être une ville hérisson ! » tempête Emmanuel Liévin, conseiller municipal chargé du projet urbain. Il fait référence aux nombreux « pics » qui poussent un peu partout en ville pour empêcher les voitures de stationner. Leur prolifération risque en effet de transformer le Plateau en une gigantesque brosse métallique.
Le problème, c'est que ces plots sont bien souvent le seul moyen d'éviter le stationnement anarchique.
Pas de miracle
C'est le cas rue Paul-Doumer par exemple où un nouveau trottoir, en pavés, a été créé pour permettre aux piétons de marcher en sécurité.
Il y en a un certain nombre aussi rue Saint-Jean, ainsi que rue Sérurier. Faute de civisme, c'est le seul moyen qu'a trouvé la municipalité pour que certains trottoirs du centre-ville ne se transforment pas en parkings.
« Nous avons envoyé des courriers aux riverains pour les inciter au respect. Mais il y a beaucoup de gens qui se garent mal le soir après les rondes de la police municipale » reconnaît le conseiller municipal. Même dans la journée, certaines rues sont constamment occupées par les voitures. C'est le cas de l'avenue Gambetta dans le sens de la descente, la rue de l'Arquebuse sous la préfecture, la rue Saint-Jean là où il n'y a pas de plot, la rue du Père-Marquette, l'entrée de la rue Châtelaine.
Ce qui empêche bien souvent les bus de passer et oblige les piétons à marcher sur la route. La Ville cherche toujours des solutions. « Il n'y a pas de miracle à attendre pour le stationnement en ville haute. Nous avons accentué les interventions de la police pour stationnement gênant ou abusif. Nous avons mis 400 procès-verbaux depuis le début de l'année. Cela a déjà eu des effets rue du Père-Marquette par exemple. Nous allons poursuivre les abus » indique l'élu.
Ce dernier considère aussi que beaucoup de places ont été créées ces derniers temps comme sur la promenade de la Couloire ou le boulevard Michelet. Il y a aussi le parking de la Plaine, la rue des Chenizelles, le parking de la Congrégation. « Il y a plein de possibilités de se garer à condition de marcher un peu ».
Autre souci pour Emmanuel Liévin, celui des parents d'élèves qui stationnent juste devant les écoles à l'heure de la sortie, notamment à Bois-de-Breuil et l'école de Vaux. « Là aussi il y a un problème d'incivilité. Si un enfant passe entre deux voitures, cela peut finir par un drame. Nous avons écrit aux directeurs des écoles pour attirer leur attention ».
Une refonte du plan de circulation est par ailleurs en cours. L'ancien plan date d'il y a une trentaine d'années. Certaines routes ne sont plus du tout adaptées aux poids lourds, certains sens interdits n'ont plus lieu d'être. « Nous menons une réflexion sur les tracés pour les véhicules d'urgence, les horaires de livraison des poids lourds, le passage des bus de tourisme ».
Enfin, la Ville promeut toujours le Piaf, le parcmètre individuel à fente, qui permet de payer plus facilement le stationnement. L'appareil est à moitié prix en ce moment, 35 euros, avec une carte de 100 unités. Les soldes avant l'heure en quelque sorte.




Emmanuel Liévin ne peut que constater qu'il est impossible pour les piétons d'emprunter ce trottoir de l'avenue Gambetta 



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Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie 


Réfections de chaussées : la route est encore longue

Malgré les récents efforts de la municipalité, certaines rues de la ville restent en mauvais état. Les nids-de-poule peuvent encore parfois provoquer des désagréments comme en témoigne un visiteur.


LES routes de la ville sont-elles en bon état ? Ce n'est pas l'avis de tout le monde. Un habitant de Châteauroux, qui vient à Laon régulièrement pour des raisons familiales, en a fait plusieurs fois l'expérience.
Jeudi matin, un pneu de sa voiture était encore crevé. Et comme l'automobile se trouvait dans la rampe Saint-Marcel, en forte pente, le changement de roue s'est avéré un exercice particulièrement périlleux. Un petit montage avec des cales lui a toutefois permis de mener à bien cette opération. Il faut dire que ce monsieur a l'habitude. Cela fait cinq fois qu'il réside pour quelques jours à Laon et trois fois qu'il crève.
« Cette fois-ci, il semble qu'un coup de couteau soit à l'origine du problème.
Et je ne peux pas affirmer que les fois précédentes, les crevaisons étaient dues au mauvais état de la chaussée mais je dois bien constater que les routes de Laon ne sont pas toutes bien entretenues » expliquait Jean-Paul Bilbeau tout en maniant le cric. « Il y a des nids-de-poule impressionnants, notamment devant l'école Louise-Macault ou devant le gymnase Levindrey. Je sais bien que la Ville ne peut intervenir partout en même temps. mais certains endroits sont vraiment déteriorés » ajoutait cet ingénieur retraité.
L'état dégradé des routes laonnoises est souvent souligné par les visiteurs. Dans ce domaine, c'est sûr, la ville est en retard. Dans certains quartiers comme Ile-de-France, avant de récentes interventions, il n'y avait pas eu de travaux de voirie pendant vingt-cinq ans !
220 km de voies
A décharge, il faut dire que notre patrimoine routier est particulièrement dense. La ville comporte 220 kilomètres de voies alors que la moyenne nationale pour une cité de cette taille est de 60 kilomètres. Il faut donc pratiquement multiplier par quatre le budget habituellement consacré aux routes.
Des efforts notables ont été entrepris ces dernières années. Tout le monde a pu le constater : les travaux se sont multipliés partout en ville. Pas seulement les gros chantiers comme ceux de la rue Eugène-Leduc ou du carrefour Winchester, mais aussi des petites réfections de voirie dans tous les quartiers, de nouveaux trottoirs, des canalisations.
Des financements importants (2 millions d'euros) y ont été consacrés l'an dernier.

Les élus ont par ailleurs décidé de changer de méthode en privilégiant un entretien préventif. Sur certaines voies, une imperméabilisation par un tapis ou un enduit permet d'éviter par la suite des dépenses plus importantes.


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Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie


Marie-Christine Lardenois

 

si vous êtes malvoyants
Les retraités testent les machines à voter

Une quinzaine de retraités de la résidence ARFO de Croix-Rouge a testé les machines à voter électroniques. L'occasion de rassurer ces personnes de 65 à plus de 90 ans, souvent effrayées par l'informatique.


VENDREDI dernier, 14 h 30, résidence ARFO (Association Rémoise de FOyers logements pour retraités), quartier Croix-Rouge : une quinzaine de pensionnaires de la maison de retraite est réunie pour une après-midi civique. Ils sont invités à tester les machines à voter électroniques.
Tous assis en cercle, ces retraités de 65 à plus de 90 ans écoutent attentivement les conseils pratiques prodigués par une personne de la mairie : « On vous remet une carte magnétique, vous l'insérez dans la machine, vous faites votre choix en appuyant sur l'écran, puis vous rendez la carte ».

Séance de questions-réponses improvisée pour des pensionnaires inquiets : « Et si on rencontre des difficultés le jour du vote, que doit-on faire ? ». Réponse : « En cas de problème, vous ressortez avec votre carte et vous pourrez vous faire assister. Appuyer sur le bouton vert, c'est comme mettre son bulletin dans l'urne.
Après les explications place à la pratique

Tant que vous ne l'avez pas fait, vous pouvez modifier votre vote. D'autre part, si vous êtes malvoyants, n'hésitez pas à le dire à votre arrivée, on vous remettra un casque ». Une possibilité qui rassure Lucien, 94 ans et malvoyant.
Les retraités sont contents d'avoir toutes ces précisions, car si certains avaient entendu parler du principe à la télé, « c'est beaucoup mieux en vrai », confient-ils. Après la théorie, la pratique.
L'heure est venue de voter, enfin presque. Il ne s'agit pas de choisir un candidat à la présidentielle, mais l'embellissement floral du centre-ville. Et il n'y a pas d'isoloir. Un carton est utilisé pour recréer les conditions réelles. Mais surtout pour faire un peu d'ombre et rendre l'écran plus visible.
Geneviève est la première à se lancer. La directrice de la maison de retraite, deux personnes de la mairie et la conseillère municipale déléguée aux personnes âgées ne sont pas bien loin : « Appuyez un petit peu plus longtemps sur l'écran pour que ça fonctionne ».
Pendant que certains testent les deux machines présentes dans la salle, les conversations vont bon train. Mais Geneviève rappelle à l'ordre ses camarades, avec humour : « Silence, j'ai besoin de concentration ». Verdict ? « J'appréhendais, mais ce n'est pas très difficile. »
Un avis que partagent la plupart des retraités qui se succèdent aux machines, même s'ils auraient aimé que le vote électronique ne leur soit pas imposé. Cet excès de technologie n'est pas du goût de Françoise, 66 ans, qui a décidé de ne pas voter lors des élections présidentielles.
Des retraités rassurés
A l'initiative de la démonstration : la directrice de la résidence. Elle a voulu rassurer les retraités. « Car pour eux, le vote est un moment très important et ne doit pas être gâché par des problèmes techniques. » C'est pourquoi une bonne partie des 60 pensionnaires a répondu présent. Même Charlotte, 91 ans, qui n'aime pas sortir, a souhaité assister à la présentation.
Alors, les machines ont-elles conquis nos pensionnaires ? Avis général : « On préférait quand même mettre un bulletin dans l'urne ! »
Toutes les résidences peuvent demander à la mairie d'initier leurs retraités aux machines. Mais vite, car le premier tour des élections, c'est dans deux semaines !
Brigitte Servas
C'est avec la foi du charbonnier que Dominique Proix, cyclotouriste émérite livre bataille contre l'inertie qui paralyse l'essor du vélo en ville.

Il porte de nouveaux éléments au débat. Etonnant.


DOMINIQUE PROIX a 60 ans, dont la moitié consacrée à la pratique du deux-roues.

Il est vice-président du centre sports et loisirs de Mons-en-Laonnois et responsable de la section cyclotouriste.

Un pratiquant, un passionné, un citoyen également qui, désormais moins occupé par ses activités de kinésithérapeute, entend prendre une part active dans le débat entretenu ces derniers mois autour de l'usage du vélo en ville.


Dominique Proix a bien entendu les arguments développés ici et là (notamment ceux rapportés dans l'union du 21 septembre dernier) et, riche des connaissances acquises grâce à ses nombreux voyages -par exemple 1800 km effectués en août entre Mons et Budapest- pose un regard avisé sur la situation locale.

Les oubliés de Winchester

Comment procéder pour que les aspirations des cyclistes soient traduites en actes par le personnel politique ? « On constate à bien des égards que nos préoccupations ne sont pas prises en compte. Il en va différemment en Belgique, en Espagne, en Hollande ou en Allemagne », signale M. Proix. Le réseau de pistes dans l'Aisne est embryonnaire. Celui de Laon microscopique.

Et la configuration de la ville n'explique pas tout. « Personne n'a songé par exemple à intégrer une piste lors de la création du giratoire Winchester », observe Dominique Proix. Lequel ne comprend pas pourquoi nulle autorité n'influe pour bâtir à partir de Crépy, Athies, Vivaise ou Mons, un maillage de pistes convergeant vers Laon.

Pourquoi de même, ne pas mettre à disposition des citadins, une flotte de bicyclette à louer, disponible juste à la sortie du Poma ? « Ce qu'il y a



à créer doit rester simple. Compliqué, ça ne fonctionne pas », estime le cyclotouriste. Les esprits s'ouvrent au développement durable. Des échéances électorales approchent. C'est le moment de peser.

Des tunnels à vaches

Laon toujours. La ville possède une piste, rue Levindrey.


Son entretien laisse à désirer « on y trouve toujours des gravillons qui ne sont jamais balayés » et, plus surprenant, une portion est inutilisable sans risquer l'infraction ou l'accident. « C'est le cas lorsqu'en venant de la rue Marcel Levindrey, on veut quitter la piste pour rejoindre la rue Léon Blum. Au niveau de la sortie, en face de la rue du Dr Menu, on est obligé de couper une ligne blanche ou un zébra. S'il y a un accident là, c'est le cycliste qui sera responsable ! ».

Ce point a déjà été évoqué par Dominique Proix. Des élus, pour certains cyclistes impénitents ont pris note. Rien ne change pour autant. « Ce alors même que les abords du rond point sont en travaux. Il y a tous les engins pour aménager un autre bateau de sortie ! » indique encore Dominique Proix.

Le poids est l'ennemi des cyclistes. A tous points de vue. « Lorsqu'on a créé la déviation d'Etouvelles, on a aménagé trois tunnels pour le passage des vaches. Parce que les agriculteurs sont représentés par un ministère. En revanche, sur la déviation de Crépy, aucun passage souterrain. Il y a déjà eu des accidents là-bas », se souvient Dominique Proix.

Cyclistes, piétons, même combat. L'ancien kiné veut y croire.

Mais dit-il, « si la loi n'impose pas des aménagements systématiques et ne prévoit pas les aides en retour, rien n'avancera ».






Impossible de sortir de la piste cyclable pour rejoindre la rue Léon Blum sans se mettre en infraction. Ce paradoxe a été signalé et perdure depuis des années. 



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Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie



Ne pas jeter les radios

Ne pas jeter les radios
Ne pas jeter les radios

Les supports radios que le laboratoire nous délivre à l'occasion d'examens médicaux et dont on souhaite se séparer, « doivent être rapportés au laboratoire ou à l'hôpital », explique le docteur Calvo, radiologue à l'hôpital castel.
Les anciens supports radios contiennent en effet du bromure d'argent et ne peuvent être éliminés n'importe où et n'importe comment.
Le laboratoire ou l'hôpital les confie ensuite à un centre habilité et le produit du traitement de ces films, recyclé, serait reversé à des associations de bienfaisance ou des clubs services.
« Aujourd'hui », confie par ailleurs le spécialiste, les impressions « argent » « sont rares ».
Les progrès ont laissé la place aux films laser numérisés, ce qui ne simplifie pas pour autant leur élimination.
« Ces radios doivent également être rapportées au laboratoire », qui doit, cette fois-ci payer pour s'en débarrasser.
Elles sont ensuite récupérées et traitées par des centres spécialisés.
Par contre les échographies « composées de papier », peuvent être éliminées comme le papier.


Les radios doivent être ramenées au laboratoire où elles ont été prises.


Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie

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Place des handicapés : il y a encore du chemin

Le projet de loi sur le handicap adopté récemment par le Parlement est vécu comme un encouragement par toutes les personnes à mobilité réduite. Même s'il reste beaucoup de choses à revoir. Kalid et Bruno, deux résidents des Myosotis, à Laon, témoignent.

 

LA nouvelle est passée quasi inaperçue, le 5 février dernier, mais elle a été accueillie avec ce qu'il faut d'enthousiasme dans les murs de la résidence des Myosotis, à Laon.
Là, comme dans toutes les structures d'accueil pour personnes à mobilité réduite, on a poussé un « ouf » de soulagement en apprenant que le parlement venait d'adopter le projet de loi « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».
Une longue et belle phrase qui se résume pourtant en un mot : intégration. Mais si ladite loi entend transformer plusieurs domaines en profondeur, de l'amélioration de l'accessibilité à l'accroissement des indemnités financières (lire par ailleurs), elle permet surtout de se rendre compte qu'il reste encore un bon bout de chemin à parcourir avant que ces personnes ne réussissent à venir à bout de tous les obstacles qui se dressent devant eux au quotidien.
A Laon comme ailleurs.
Effet d'annonce ?
Agé de 28 ans, Kalid El Bouzakhti en sait quelque chose.
Paralysé des deux jambes après un grave accident, le jeune homme, résidant des Myosotis, doit aujourd'hui affronter toute la pénibilité des voiries mal conçues, des automobilistes peu scrupuleux et des bâtiments publics peu ou pas adaptés, s'il souhaite conserver ce minimum d'autonomie auquel il tient fort légitimement.
« Ce n'est pas faire preuve d'une exigence démesurée que de vouloir aller et venir où bon nous semble sans avoir à effectuer un parcours du combattant », dit-il, tout en passant en revue les « trottoirs trop étroit ou trop haut, les rues pavées ne disposant pas de voies cyclables, le manque de bateaux (renfoncements permettant l'accès aux trottoirs), les escaliers devant les bâtiments publics. Bref, toutes ces choses qui sont autant de barrages à une vie normale ».
Or, la nouvelle loi, qui fait l'objet d'une réflexion depuis deux ans, devrait permettre de gommer tous ces aléas, même si, comme le dit Kalid, « il faut se méfier des effets d'annonce ».« Pourtant », ajoute-t-il fort logiquement, « faciliter le déplacement des personnes handicapées ne peut que profiter à tout le monde et en premier lieu aux personnes âgées et aux mamans avec leur landau ».
Loin de vivre cette nouvelle étape en spectateur, il se dit prêt à participer à des réunions de travaux avec les services de la ville pour donner son avis sur les futurs aménagements, et notamment, sur ceux de l'artère commerçante Eugène-Leduc qui débuteront dans les prochains mois.
Aller de l'avant
Une volonté d'aller de l'avant que l'on retrouve également dans l'esprit de l'association qu'il anime, « l'écume bleue », qui a pour objet de développer et promouvoir des activités et des loisirs au sein de la résidence « Les Myosotis » en administrant et en gérant un budget destiné aux activités pour les résidants
Une initiative qu'il a prise bien avant l'adoption de ce projet de loi, motivé par cette volonté farouche de rester maître de son destin. Aidé, d'accord ; assisté, sûrement pas.
Nicolas Fostier


Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie

 

Laon Ces personnes handicapées qui veulent changer la ville
Laon Ces personnes handicapées qui veulent changer la ville




Chaque jour elles doivent se démener pour se déplacer d'un point à un autre. Les personnes à mobilité réduite ou handicapées se démènent tout autant pour défendre leur place.

«Les bus équipés d'un plancher bas, contrairement à ce qu'on dit, pour les personnes à mobilité réduite, ce n'est pas la panacée ».
Bruno Crémont circule en fauteuil. Il est paraplégique depuis 14 ans. A quelques jours de la présentation par les Transports urbains laonnois d'un nouveau dispositif embarqué destiné à faciliter l'échange entre les bus et les personnes handicapées (lire ci-dessous), le Laonnois dresse le tableau des évolutions locales dans ce domaine.

Pas adaptée

Evolutions en effet et non révolution. Et légères de surcroit. « Il est exact de les TUL disposent de deux véhicules dont le plancher d'accès se situe à 33 cm du sol. Mais c'est encore trop haut pour les fauteuils roulants », signale M. Crémont.
Le directeur laonnois n'en disconvient pas. « Aux arrêts, il faudrait des trottoirs à 22 cm au lieu de 15 cm », précise t-il. Il replace l'observation dans un contexte général de mise en conformité des installations ou de la voirie.
Laquelle à Laon, bus à plancher bas ou non, est très loin d'être adaptée au déplacement des personnes handicapées.

Sur les rotules

« Nous avons jusqu'à 2015 pour modifier notre flotte », rappelle M. Dubost. L'engagement financier pour chaque bus conforme représente un surcoût de 10.000 à 15.000 euros s'il est acheté de série. « De 20.000 à 25.000 s'il s'agit d'une transformation de l'un de nos véhicules, même si celui si est déjà pré-équipé ».
Les efforts des TUL étant conditionnés par ceux de la ville, Bruno Crémont mais aussi ses voisins de la résidence Jacques de Troyes savent qu'il leur faudra prendre encore leur mal en patience.
« Lorsque j'ai suivi une formation à la suite de mon accident, j'ai dû faire le chemin tous les jours entre mon domicile et le lycée Méchain. A la fin, évidemment, j'étais sur les rotules », se souvient-il.
Cécile Paquet, une dame âgée locataire du même immeuble, regrette de ne pouvoir disposer, dans le quartier, d'autant de passages de bus qu'à Cham pagne et Moulin Roux. « Et le dimanche, ils sont très rares. Il y a bien un service de transport


Publicité
proposé par le CCAS, mais à 4 euros le quart d'heure, je ne peux pas me le permettre », ajoute t-elle. Personnes handicapées ou à mobilité réduite, les doléances se rejoignent sur de nombreux points.

Des promesses

« Les aménagements que nous demandons pour les bus, la voirie, l'accès à certains magasins, banques, les cabinets d'assurance ou les restaurants, tout le monde en profiterait », surligne Bruno Crémont.
Il n'existe aucune commission municipale chargée de réfléchir aux questions d'accessibilité en mairie. Celle à l'œuvre en préfecture ne laisse la place qu'à des... valides. « A Laon pour l'association des paralysés de France, nous ne sommes que deux avec Bruno à essayer de remuer les choses dans ce domaine. On vous mentirait si on vous disait qu'on n'est jamais découragé », signale Myriam Gobinet.
Tout n'est pas figé. Des dossiers ont avancé, ces dernières semaines, grâce aux efforts de sensibilisation entrepris par les associatifs. « Avec les municipales, on va encore nous faire des promesses » soupirent-ils. S'il y a bien une chose qui ne change pas...

Yves Klein



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Deux écrans et une voix

Un bus, le 58, a été équipé d'un dispositif de communication, « à l'origine étudié pour les personnes aveugles, malvoyantes ou sourdes », indique Thierry Dubost.
Dans ce véhicule, le voyageur trouvera un écran double face de 17 pouces sur lequel seront présentés, et le trajet suivi par le bus, et les arrêts à venir.
« C'est un système relié à un GPS qui se déclenche à chaque arrivée dans la zone du prochain arrêt. Une annonce est effectuée à chaque fois ».
Le dispositif, qui pourra accueillir également de la publicité, des panneaux d'informations pour les TUL ou la Ville, sera à l'essai pendant une période pouvant aller jusqu'à six mois.
L'année prochaine « au moins deux véhicules » seront équipés avec du matériel de ce type (ou du type bande défilante).
Une annonce sonore sera également diffusée aux voyageurs en attente, à chaque arrêt devant les abris de bus.
Chaque installation nécessite un investissement de 5.000 euros.



Cécile Paquet, Bruno Crémont, Jacky Debray et Myriam Gobinet se battent tous, à leur manière, pour que l'accessibilité des handicapés aux lieux publics ou privés ne soit plus qu'un simple débat. Chaque jour elles doivent se démener pour se déplacer d'un point à un autre. Les personnes à mobilité réduite ou handicapées se démènent tout autant pour défendre leur place.




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Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie
 
 
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